La Route du (rabe

04 décembre 2016

Trans Musicales, le retour

> Difficile de reprendre la main pour ce genre de festivités quand l'esprit et le corps sont des lourdes charges à porter. J'ai d'ailleurs reconnu après coup ce réflexe de tout vider, crument et désinvoltement, le premier soir. Il ne restait presque rien de connecté après minuit dans mon esprit. Le parcours était devenu alors instinctif, nerveux et exclusivement électrique : les données furent tronquées et autosuffisantes. Une présence à mes côtés depuis l'apéritif éclair a heureusement tempéré cette fuite dans le noir. Que reste-t-il du premier soir, du rire pour cacher le reste. <

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20 novembre 2016

BEAK

> La dernière fois à Saint-Malo, c'était la claque qui enclencha la fidélité - on a passé l'âge d'être fanatique -. Et ce soir, ce fut la vibration qui parcourt l'échine tout du long du concert, sans s'arrêter de monter et descendre de la tête aux semelles. Si la vie fait que je fréquente moins l'Ubu, il reste des soirées inloupables, le concert de BEAK en fait partie. Pas tant de monde, un zest d'ambiance à l'anglaise pour épicer la nuit et rappeler aux Français qu'en matière de prétention, ils n'excellent pas tout le temps. Un playlist presque parfaite avec un retour en arrière en 2009 sans équivoque, le Maroc et ma vie d'alors. Un vinyle signé par les trois membres du groupe d'une gentillesse étonnante pour autant de talents et d'expériences. A vous les Lyonnais de les voir au printemps... <

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09 octobre 2016

Sous les étoiles d'Adrasan

> C'est la troisième fois qu'on retrouve la route sinueuse qui descend sur Adrasan. Un incendie a toutefois fait d'incroyables dégâts. Cette fois, j'ai l'impression de découvrir le bourg. Le site est toujours aussi esthétique : cette plage coincée entre une presqu'île massive et une montagne pointue. Posés dans un bungalow finalement, nous sommes couvés par un ciel parfaitement rempli d'étoiles qui me remémore ma première escapade à Çıralı. Aucune autre source lumineuse ne vient perturber notre vision. Les animaux règnent en maître et ponctuent de leurs cris le calme général (j'omets quand même les accélérations casse-burnes des deux roues qui filent sur ce boulevard en front de mer).

Demain, nous rejoindrons le phare de Gelidonia que je veux découvrir depuis longtemps. Trois heures de marche, cela me semble possible malgré tout. Ce soir, nous avons mangé sous une pergola envahie par une vigne superbe aux grappes opulentes. Maintenant, je fume une cigarette sur cette terrasse qui donne sur le jardin, la montagne et le verger. On entend à peine le bruissement des vagues au loin qui font rouler les cailloux. Tout le monde dort dans cet univers apaisé. Nous ne sommes pas si loin des conneries habituelles, mais ici, on a l'impression qu'elles ne nous atteignent pas.

La dose est prise, mais ne suffira pas. J'aurais aimé retrouver Kabak, entendre davantage le coq et voir ses poules qui viennent entre nos jambes lors du petit-déjeuner, voir le visage de M. s'émerveiller devant ces choses simples et pourtant ultimes. J'aurais aimé ouvrir une bière sur ma chaise-longue en regardant le large et inventer ce jour où j'y viendrai en voilier. J'aurais adoré découvrir une nouvelle crique et ses eaux transparentes. Et fumer une autre cigarette à la nuit tombée bercé par le bruit des insectes et le contentement de vivre encore une fois cela. <

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02 octobre 2016

Deux nuits à Izmir

> Retour à Izmir la veille du mariage. Tout va se passer très vite, c'est dommage. L'alcool et la drogue ne vont pas arranger la sensation de courir après le temps et d'en manquer. Tout commence surtout lorsque nous nous retrouvons entre amis, M. profite de l'attention de tous et en abuse pour faire le gentil malin. Il se doute bien que cette soirée, il aura le droit de se coucher tard. En fait, je m'attends à ce qu'il s'endorme comme un roi dans sa poussette et qu'il nous laisse quelques minutes pour les autres.

Notre table numérotée 1 est la plus proche des mariés et de la piste, alors que nous y arrivons la tête embrumée et les yeux rougis, le dîner commence, la musique démarre doucement. Le hic, c'est qu'une infraction vient d'avoir lieu dans l'appartement loué par cinq amis et ils quittent temporairement le mariage pour informer la police. L'ambiance va inexorablement souffrir de ce contre-temps. Je préfère me rafraîchir avec des bières : pour une fois que je ne suis pas obligé de boire du vin blanc et du vin rouge à un mariage, autant en profiter. Arrivera le moment de prolonger la soirée au rakı. M. tente quelques sorties pour comprendre l'événement et les jeux de lumière. Il scotchera ensuite sur les danseurs et les sonorités traditionnelles jusqu'à l'endormissement.

La danse tcherkesse (origine de notre amie) théatrale et la mélodie lancinante de l'accordéon me semblent parfois familière. Le moment pourra semble long pour les Egéens qui dévoileront aussi leur pas, mais le moment est assez unique — je risque de ne le voir qu'une fois dans ma vie —. La nuit bien entamée, nous gagnons tous ensemble la piste, certains ont le droit de se moquer des autres. Le principal est cette communion heureuse qui nous anime et nous rapproche. L'heure tourne, le mariage doit s'arrêter, l'after peut avoir lieu. Je rentre avec M. en taxi jaune vers notre hôtel sans prendre le temps de faire la bise à tous. On fonce dans le nord de la ville en silence, j'achète une bière et des sucreries dans un buffe encore ouvert, je pose Milan sur le grand lit, j'ouvre ma bouteille et quelques minutes après, le glucose en moi, je sombre également. <

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29 septembre 2016

*

> Je m'étais promis de repenser à Aylan qui s'était noyé il y a plus d'un an dans les eaux d'ici avant d'être déposé par les courants sur la plage au sud de Gümüşlük. J'ai oublié de le faire à temps pris par mes préoccupations de vacancier éhonté. Le dégoût que ce souvenir aurait fait surgir n'était sans doute pas compatible avec ce que je voulais vivre en famille. Je regrette amèrement cet oubli. Il m'aurait fallu juste deux secondes sur ce balcon pour rendre mémoire à ce petit Syrien. Juste deux secondes pour ne plus incarner ce que nous sommes le mieux : des monstres d'égoïsme. <

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28 septembre 2016

Une soirée à Bodrum*

> Au contraire de certains, j'aurais mis du temps à découvrir Bodrum, la jumelle des villes grecques avoisinnantes : blanches constructions autour d'une rade aux bleux intenses soumise au vent. L'endroit a tout pour satisfaire le vacancier agité et urbain. La tranquilité n'est pas une préoccupation qu'on approfondit ici et l'idée du site est plutôt de satisfaire complètement le passant : des magnifiques yachts, des terrasses sur les plages, des restaurants ou des bars ayant presque tous vus sur mer, des rues commerçantes, des agences de location de voiture, des excursions dans les environs, des boutiques folkloriques ou distinguées. En Turquie comme ailleurs, le balnéaire rime avec "à faire". Tout est supportable en cette période malgré tout, et le charme se niche toujours quelque part ici : de Gümüşlük à la baie de Mazıköy, dans la presqu'île de Yalıkavak ou dans les panoramas qu'offre Bodrum.

Encore une fois, en raison d'un vieillissement sûrement, je retrouve des sensations de mon enfance estivale espagnole (la vieillesse puise dans l'enfouissement des choses). Des odeurs végétales surtout, surgissent des souvenirs flous, dilués ou précis. Les bruits du soir... lorsque les enfants trainent encore à des heures que nous ne permettrions pas en France, lorsque les musiques s'échappent au loin des bars ou clubs.

Cigarette après cigarette, grappe de raisin à même portée de main qu'un verre de rakı, je relâche mes nerfs et mes anxiétés depuis le balcon. J'apprends à nouveau à respirer après cette pneumonie qui m'a montré les conséquences d'une année mal supportée. Des lumières se balancent depuis les mâts lointains. Les moteurs des pêcheurs ronronnent de temps à autre. Les grognements des duels entre chiens ou chats fendent parfois le partiel silence de la nuit. Si je devine des voix, elles m'échappent car elles sont turques et cela ajoute à mom impression d'être enfin bien nul part. Chaque soir sur ce balcon, je me ferai ce même constat. <

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26 septembre 2016

Une nuit dans le ciel

> Pendant que le boeing fend l'obscurité tombée bien avant notre départ, j'observe les traits fins et fatigués de mon fils. Il tardera pas à sombrer après sa partie de rigolade dans le jetway et avec les passagers. Je ne prends plus le temps comme avant de deviner parmi les lumières minuscules qui jonchent le sol ces communautés qu'on ne découvrira jamais, certaines dont on ne sait pas comment elles se sont implantées dans autant de noirceur. Moi aussi finalement, je me sens envahi par une somnolence réconfortante après l'agitation du départ. Les uniformes de la compagnie ont changé ; N. retrouve une collègue avec qui elle partage une boisson chaude au fond de la carlingue. Je viens de m'endormir malgré le ronronnement puissant de l'avion. La nuit se passe au-dessus des populations endormies de la Méditerranée. Bientôt, nous arrivons dans un nouvel aéroport que je n'avais jamais parcouru. Les yeux dans le vague, M. dans les bras ; nous récupérons nos lourdes affaires pour rejoindre une Renault Symbol blanche réservée entre Rennes et Nantes. La fraîcheur ambiante et le vent nous saisissent. Il faut prendre de l'essence, puis une route inconnue, rentrer dans une ville inconnue, rejoindre un hôtel à peu près localisé. Les néons du Halikarnas — fameuse institution de la nuit turque — éclairent notre dernier virage. Il est temps de se reposer avant l'aube égéenne. <

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15 août 2016

La route du rock (collection Eté 2016)

> Pour cette reprise, les deux soirs n'ont pas bien malheureusement laissé de me déstabiliser. Hier, comment oser programmer Tindersticks avant le combo La Femme dont, pour ma part, le show ne vaut pas mieux qu’une soirée devant la télé hertzienne un samedi soir… Tant pis pour ceux qui aiment, je préfère encore l’étrangeté d'Exploded View, la lancinance de Stuart Stapples et la noirceur rock de Suuns. Et The Field qui était annulé, god damned !

Le soir d’avant semblait alléchant. Mais Psychic Ills raté, difficile de se plaindre de bonne foi. Kevin Morby a fait le job, Haelos a réincarné avec succès ce qu’on faisait de bien dans les années 1990, Pantha du Prince et Rival Consoles ont assuré leur part électronique, non sans laisser un goût amer dans la bouche sur ce rendu trop "dancefloor" du soir.

Le festival invite très souvent les mêmes artistes, subit des annulations à répétition, sans véritablement améliorer son fonctionnement. Existerait-il un brin de fainéantise ou de pantouflage en complément du sous-financement ? Et aussi, La Route du Rock serait-elle un bon transmetteur pour la musique électronique : le beau tatouage « rock » indélébile n’aurait-il pas tendance à mal inspirer les artistes invités ? Bon d'accord, je pose le point à la ligne. <

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02 août 2016

Il en va toujours de même au début de mes voyages. Plus tard, survient l'indifférence bienfaitrice qui répare tout. Je l'attends avec impatience. Alvaro MUTIS, La Neige de l'Amiral (Grasset, 1986)

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03 juin 2016

0 + 1

> Peu de fois, j’ai pris le train avec ce cœur battant, avec les jambes fébriles et un mælstrom de sentiments inondant toutes les parcelles de mon cerveau jusqu’à en nouer le ventre. Je crois que cette fois-ci, au bout de la ligne, peut se jouer quelque chose de sismique ou de cataclysmique. Je commençais depuis peu à détester cette temporalité qui m’a autant nourri que ruiné. Je veux croire que la violence de ce voyage sera différente de celles que j’ai déjà ressenties par le passé, un aller vers le meilleur. Il ne peut être que cela. Dans le train TER, après-midi du mercredi 3 juin 2015. <

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Istanbul : Bosphore (2011)

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28 mai 2016

Karadeniz

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22 mai 2016

Le squat

> En ces jours agités, dans certaines de nos villes, les initiatives pour tenter de récupérer un temps de parole, un espace d'expression et démontrer qu'une partie de notre système est ruiné et tout sauf inoffensif se multiplient ici. Les collectifs n'ont, me semble-t-il, jamais été aussi actifs dans l'enceinte urbaine rennaise : ça brise les tabous et les vitres, ça inquiète le patrimoine établi et idolâtré sans connaissance, ça inscrit sur tous les murs des pensées révoltées, ça redonne du goût à la vie tout simplement. D'autres écriront que c'est une violence gratuite et vaine, donc condamnable. Jamais, je n'ai été touché par une contestation de la sorte. On y trouve pêle-mêle, confusément diront certains, des réflexions sur le capitalisme asservissant, sur l'accueil des réfugiés, sur la main-mise du foncier au dépens de l'humain... Ne pas se leurrer : il se trouve dans notre zone atlantique, une véritable petite machine contestataire radicale de gauche née du mouvement ZADiste, sans doute la dernière once de socialisme dans notre politique. Quoiqu'il en soit, ces démarches font se rencontrer des gens, et les font s'amuser. Est-il meilleur outil pour produire de la richesse que l'épanouissement de l'être ? Vivre de ce qui nous environne et de ceux qui nous entourent m'apparaît de plus en plus essentiel à la survie de la conscience humaine, au mépris du glaçant diktat du résultat économique et de la complaisance financière.

Cette nuit, on a découvert une maison restée dans son jus au moment de la vente et fortuitement récupérée par nécessité. On y parle en journée ; on y écoute de la musique à la nuit tombée à l'abri d'un jardin touffu, d'un soupirail et d'une grille ; on y rencontre des gens à l'étage devant une cheminée qui ne chauffera plus jamais, un tableau d'enfant oublié volontairement, une tapisserie d'il y a 40 ans, des parquets qui grincent une dernière fois, une mosaïque piétinée par les buveurs de bière. Malade(s), Cerf Boiteux, pour ne citer qu'eux, ont appliqué leurs touches mélomanes dans ce tableau impressionniste. <

 

soupirail2

Rennes : pour le Projet Soupirail, on a pris l’espace, prenons le temps !nez-nous pour en inventer d’autres.

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07 mai 2016

Plage des Chevrets

> Découverte d'un monde apaisant et plein d'horizons pour Milan, et dans cette tempêtueuse vie dont on ne voit pas souvent la fin ou le débouché, ce genre de vérité est si bonne à ressentir. <

Chevrets 2016

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05 mai 2016

La Chambre au Loup

> Vallon perdu dans la campagne rennaise aux allures allochtones : une parcelle colonisée par des conifères de part et d'autre d'une rivière bercée dans un encaissement de 35 mètres de haut, le pourpre du sol rocheux, un nom hérité d'une vie ancienne presque étrangère : quand l'animal habitait encore son territoire. Cela faisait plusieurs années que je ne m'y étais plus aventuré. Les couleurs de printemps revigorantes n'ont toutefois pas la majesté de celles d'automne. <

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13 mars 2016

Instant Thé

> C'est la deuxième fois que j'y pense... Meubler un dimanche après-midi en pénétrant dans une salle de concert plus habituellement bondée le soir. Décalage entre le jour et la musique, comme si cette dernière ne devait se concevoir qu'à la tombée des lueurs. Une première partie qui séduit beaucoup plus que l'invité principal (ce genre de bonne surprise...) : Buriers, un groupe folk formé par un chanteur-parolier plutôt charismatique, qui balance ses errances verbales rauques ; Stranded Horse, qui pour son troisième album Luxe peine à me convaincre, comme si l'alchimie du début peinait à se métamorphoser en pop music (à noter quand même cette version inattendue de Transmission de Joy Division et une reprise du vieux titre Sharpened suede (2007) <

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08 mars 2016

Le long du Rhône

> TGV 5318. On n'oublie pas les paysages et les trottoirs parcourus longuement et régulièrement, on oublie par contre plus vite les réflexes des discussions et des partages. La sensation de parcourir les rues du 6e arrondissement lyonnais, de filer en direction de la presqu'île sous un ciel humide n'était pas originale. Pause à côté de la brasserie des Négociants, retour pour une nuit presque blanche et départ, justement, vers le blanc des montagnes. L'A40, autoroute des Titans, toujours aussi marquante d'une escapade à mes yeux. Le gris de Thonon, l'aperçu du Léman et du panorama suisse, un lointain souvenir qui remonte en bouche et dans le corps tout entier. Il aura fallu quand même cette promenade jusqu'à la chapelle d'Hermone pour sentir l'exotisme des Alpes - son chemin de croix au sens figuré pour certains -. La tempête de neige invite la soirée. L'escapade à Evian, boire à la source Cachat pour se réhydrater, avant de retourner sur Lyon via un Charnoz métamorphosé. Vieille ville : le mode "touriste" se mélange au mode "souvenir d'une vie étudiante". Le temps se gâte en bas de la colline de la Croix-Rousse, le temps nous vainc sur les pentes, juste de quoi se rappeler que c'est ici qu'on aime encore plus Lyon. L'escapade près du Rhône était nécessaire. Son concentré de retrouvailles était handicapant. <

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24 février 2016

Route du Rock (hiver) - Jerusalem In My Heart

> Jamais je n'aurais pensé pouvoir assister à un live de JIMH découvert il y a 3 ans sur Kongfuzi et décrit comme tel : un mystérieux projet musical mêlant langue arabe contemporaine et musique électronique avec des projections vidéos en 16mm et un travail sur les lumières et l’espace. Et à l’écoute du résultat, il n’y avait que Constellation Records pour capturer un tel phénomène. En mode solo cette fois, présentant le deuxième album If He Dies, If If If If If If dans la chapelle du Conservatoire.

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15 février 2016

Un vampire à l'opéra

> Une nuit d'été, nous fûmes réveillés par le bruit du vol saccadé d'une chauve-souris venue, peut-être, saluer l'arrivée d'un jeune garçon. Suite au départ de l'animal, après vérification, aucune morsure n'était à déplorer sur sa gorge. Ce soir au cas ou, il fallait donc assister au ciné-concert de Nosferatu, eine Symphonie des Grauens (Friedrich Wilhelm MURNAU, 1922) mis en musique par l'Orchestre national de Bretagne : opéra, balcon, niveau 3... Le poulailler ou le paradis, selon qu'on aime se sentir pauvre ou près du plafond peint d'allégories divines... <

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18 janvier 2016

Paris improvisé...

> Cité de la mode et du design ; Rue Crémieux ; Incident de personne ; Brasserie du Trocadéro ; Rue Vauvenargues ; Jackie ; Ligne 31 ; Avenue d'Iéna ; Jardin du panthéon bouddhique ; Rue de la Manutention ; Musée d'art moderne ; Raoul DUFY, La fée électricité  ; Léonard FOUJITA, Nu ; Marcel GROMAIRE, Les buveurs de bière ; Jean CROTTI, Le clown ; Amedeo MODIGLIANI, Femme aux yeux bleus ; Warhol Unlimited ; Henri MATISSE, La danse ; Allaitement ; Rue François Ier ; Brasserie Le Grand Palais ; Théâtre du Rond-Point ; Obélisque du Louxor ; Rue de Rivoli ; Ligne 95 ; M. A. M. E. V. ; Puces de Saint-Ouen ; Rue Lamarck ; Rue des Trois Frères ; Rue Damrémont ; Picard ; Musée d'Orsay ; William BOUGUEREAU, Dante et Virgile ; Paul Cézanne, Les joueurs de cartes ; Edouard MANET, Berthe Morisot au bouquet de violettes ; Auguste RENOIR, Bal du moulin de la Galette ; Horloge ; Fernand CORMON, Caïn ; Gustave GUILLAUMET, Prière du soir dans le Sahara ; Gustave COURBET, L'origine du monde ; La Fourche ; Quai n°8 <

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